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27.02.2003

L'annonce faite à Marie

Voici le courrier que je viens d'adresser à Marie Amandine Francion Thibaut de Maisières, dite "poupouce" pour les intimes.

"Bonjour Marie,

J'ai été ravi de lire ta petite interview dans le Télémoustique. et ton idée de contrat d'adhésion citoyenne a retenu toute mon attention. Je voulais être juste rassuré sur un point. Il ne s'agit quand même pas d'une forme de manipulation où l'on serait obligé de signer le contrat ?

Aurait-on le droit de refuser le contrat si les termes ne nous agréent pas ? et dans ce cas, est-il bien clair que nous ne devrions plus payer d'impôts, que nous pourrions nous organiser comme nous le désirons, récupérer notre partie personnelle de chaussée, se défendre seul avec nos armes ou payer des milices privées pour le faire, souscrire à une sécurité sociale de notre choix sur base volontaire, consommer librement des OGM et choisir notre fournisseur de monnaie sur base d'une confiance réciproque ?

Une simple petite question à laquelle tous les visiteurs de mon site espèrent une réponse.

Puisses-tu toujours vivre libre et joyeuse !
Aristophane Triboulet.

PS : Chère Marie, toi qui es à la fois politologue et politicienne, Tu connais certainement mieux que moi la structure administrative de notre pays. Pourrais-tu me mettre en contact avec le fonctionnaire compétent responsable chargé de traiter ma demande d'interruption volontaire de citoyenneté ?"

26.02.2003

Oh Marie, si tu savais !

Heureusement, il existe encore en Belgique un journalisme d'investigation. Ainsi, le Télémoustique a découvert qui était la 22ème candidate effective à la Chambre du MR (Mouvement Réformateur, un bidule politique de centre-creux). Il s'agit d'une charmante célibataire de 21 ans répondant (quand on l'appelle) au nom de Marie Amandine Francion Thibaut de Maisières. Un patronyme qui fleure bon le prolétariat lahulpois, les promenades en équitation, les camps scouts autour du lac de Genval quand on dresse sa tente Louis Vuitton sous les mêmes étoiles que les pauvres...

Cette demoiselle possède bien des atouts pour conquérir le pouvoir suprême. Elle jouit, tout d'abord, d'un adorable minois qui ne peut que nous remémorer ces délicats vers d'un poète injustement oublié : "Je te ferai ma poulette Feuille de rose, soixante-neuf ou bien minette, Je te peloterai les seins Pour me faire dresser le marsouin." Mais ensuite et surtout, elle s'engage pour défendre une idée qui est loin d'être mauvaise.

"Je mettrai en place, raconte-t-elle, le contrat d'adhésion citoyenne. Cela s'adresserait aux jeunes qui ont eu 18 ans dans l'année, aux nouveaux naturalisés mais aussi à tous ceux que ca intéresse. Ce serait une journée obligatoire où ils seraient reçus dans une institution, pendant laquelle on leur expliquerait le fonctionnement institutionnel de notre pays, les partis en présence, les enjeux... À la fin de cette journée, ils signeraient ce contrat de vie dans la communauté, ils pourraient dire "oui" à la société, en connaissance de cause".


Voilà un programme qu'il nous faut soutenir. Parce que en vertu de la liberté contractuelle, on pourrait enfin dire "non" à la société. Refuser de signer le contrat et conserver notre droit à ne pas payer d'impôts. Dans ce contrat social, devraient figurer au moins deux articles essentiels. D'une part une clause de rupture de part et d'autre. Moyennant un préavis à déterminer, on pourrait dire, désolé l'Etat, je divorce. Chacun reprend ses billes et vie sa vie. L'autre clause serait, bien entendu, qu'en cas de non-respect des obligations contractuelles par l'Etat, du genre ne rien savoir gérer, on aurait le droit de se retirer et en plus d'exiger la restitution des sommes déjà payées.

En plus, avec un peu de chance, on pourrait porter plainte pour abus de position dominante. On en finirait ainsi avec la vente forcée qui nous oblige à prendre un package avec de la sécurité sociale quand on ne souhaite que de la voirie ou de l'armée.

Allez Poupouce, sois meilleure que Hobbes, Locke et Rousseau ! Ne nous dis pas que le "oui" est obligatoire.

24.02.2003

Le complexe politico-culturel

Qu'est-ce qu'un artiste ? C'est quelqu'un qui consacre ses heures de travail à ses loisirs et ses loisirs à réclamer l'argent de nos impôts. Curieuse conception de la justice où ceux qui s'emmerdent huit heures par jour dans un bureau se doivent en plus de financer les divertissements des autres. Mais les autorités politiques ont bien compris le bénéfice qu'elles pouvaient en tirer. Subventionner la culture, c'est mettre au service de l'Etat les phraseurs incapables de commercialiser une quelconque création. C'est également s'assurer de la conformité idéologique des artistes. Preuve en est le cas de Soetkin Collier.

Il s'agit d'une petite conne fascisante choriste dans le groupe Urban Trad qui va représenter la Belgique au prochain concours eurovision. La sûreté de l'Etat, en charge de protéger la démocratie quand elle n'organise pas des tueries dans le Brabant Wallon, a généreusement laissé fuiter un rapport secret sur les activités peu recommandables de la demoiselle. Briser la carrière et les rêves artistiques des fachos fait partie des missions essentielles de l'Etat. Alors que Michel Guilbert, sénateur Ecolo, s'inquiète de la dérive potentielle qui consisterait à faire de même avec les artistes d'extrême gauche, Anne-Marie Zinzin se déclare ravie de l'évènement. "Imaginez qu'après avoir gagné le concours Eurovision, elle ait tenu des propos d'extrême droite. Quelle image pour notre pays."

 Artistes, n'oubliez jamais que votre fonction est de servir votre pays et son Etat !

20.02.2003

Ken Livingstone Seagull

Moi, j'aime bien les socialistes anglais. Quand ils ont un problème, ils appliquent les solutions libertariennes. Ainsi, Ken le rouge, maire de Londres, vient d'instaurer un péage dans le centre de la ville pour lutter contre les embouteillages. Ça fait 15 ans que les libertariens expliquent que c'est la meilleure solution. Mais, attention, il ne faut pas croire, comme le prétendent les journalistes continentaux, qu'il s'agit d'une taxe. En l'occurrence, il s'agit d'un bail de location à très court terme, instauré au nom des légitimes propriétaires de la voirie, les riverains.

Un état irrespectueux des droits de propriété nous a habitués à consommer de la voirie comme s'il s'agissait d'une chose sans maître. Nous foulons quotidiennement des pieds et des pneus les droits naturels et inaliénables des copropriétaires des rues des centre villes, mais il est de leur droit de louer, à la journée ou en viager, le passage devant chez eux. Vu que l'espace au centre ville est une ressource rare, il est normal qu'il coûte cher. Je comprends que les abuseurs essayent de maintenir leurs inacceptables privilèges, mais ils devraient déjà être contents de ne pas se voir réclamer des arriérés.

À propos d'arriérés, je vais tenter d'expliquer ceci au taximan moustachu qui a décidé de racoler le client devant chez moi. Outre qu'il est intolérable qu'il fasse son beurre en usant mes pavés, ce sagouin laisse tourner son moteur. Cela va à l'encontre des principes du protocole de Kyoto et en plus s'oppose radicalement à mon exercice de plein droit de la grasse matinée. Si, au moins, il me versait mes cinq livres sterling, j'aurais moins de difficulté à me rendormir après mon petit-déjeuner. Mais, non, dans ce pays, tout le monde juge normal ce scandaleux abus, vu qu'il paye la taxe de mise en circulation, la taxe de roulage et les accises sur l'essence. Voilà comment l'Etat s'enrichit sur mon sommeil. Une honte !

À Londres, au moins, les choses s'améliorent. Bon, le système nécessite encore quelques petites modifications à la marge : redistribution du bénéfice aux actionnaires, privatisation des transports en commun et suppression de l'Etat, mais ca ne devrait pas tarder à venir. Pour l'instant, une chose est sure ; la mesure, puisqu'elle est libertarienne, sera sûrement efficace. Les automobilistes devraient se rabattre en masse sur le métro. Le maire de Daegu n'a pas encore précisé s'il voulait importer l'idée.

18.02.2003

Courrier de Giorgio Bombassei

Suite à mon allusion au groupe Bilderberg, Giorgio Bombassei m'écrit pour nous avertir de l'existence d'un complot mondial.

J'ai eu la même réaction que toi, la première fois que je me suis confronté à l'existence de ces organisations secrètes ou para-secrètes. Il m'a fallu beaucoup de temps et de recherches pour comprendre comment celles-ci fonctionnaient, par qui elles étaient réellement dirigées et dans quel but. Cela peut paraître incroyable que ces organisations puissent créer et mettre en pratique des stratégies de très long terme (à 100 ans), en contrôlant les postes clés du Pouvoir mondial, et ce sans que la majorité des gens ne s'en rende compte. Pourtant c'est véridique (ces organisations existent réellement). Vu sous un certain angle cela paraît assez normal et logique. Comme toutes organisations, elles survivent à leurs membres et poursuivent leurs buts malgré leurs membres... comme c'est le cas pour l'église par exemple :o) Mais en réalité ceux qui ont créé ces organisations sont toujours là à tirer les ficelles, ce qui les rend encore plus incisives. Ce noyau dur de personnes veulent la concentration du pouvoir à niveau mondial. Ce sont eux les fous furieux, pas moi.  :o)) Ce sont de très grands planificateurs (et qui disposent de tous les moyens pour réussir à mettre en pratique leurs objectifs), cela ne fait aucun doute. Cela ne les rend pas imbattables ; simplement il faut d'abord que la multitude prenne conscience de ces réalités tellement critiques pour le Système et qu'elle les intègre à l'intérieur de sa représentation de la réalité (ce qui lui permettra d'agir de façon plus cohérente par la suite). Si l'on veut changer le système, il faut d'abord apprendre à le connaître et à le comprendre.

Bien amicalement,
G.

PS Voici quelques citations à propos de ces organisations et les adresses  de leurs sites (www.trilateral.org ; www.cfr.org ; http://www.riia.org ; http://www.bilderberg.org -site non officiel-)

Reponse : Ce qui est sympa avec les comploteurs secrets et para-secrets, c'est qu'ils concoivent des sites internet pour se présenter.

16.02.2003

ONU : la pique est dure*.

Un journaliste américain inconséquent a osé lancer des piques contre l'ONU sur le plateau de la RTBF. Nous avons alors entendu Louis Michel et André Flahaut marmonner, l'un dans sa barbe, l'autre dans sa moustache, et les deux dans leur double menton : "il est fou !" Les Suisses, qui sont un peuple d'aliénés, ne sont rentrés à l'ONU que l'an passé, après une votation qui a bien failli les laisser en marge du système mondial. Dans ce pays où, rappelons-le, chacun porte un entonnoir sur le crâne, on discute librement de la valeur d'une organisation peuplée de représentants de toutes les dictatures terrestres. Il est donc important de rappeler que l'ONU est une association de malfaiteurs encore plus dangereuse que la commission trilatérale et le groupe Bilderberg réunis.

L'ONU fut créée en 45 pour garantir la paix au niveau mondial. Elle remplaçait la Société des Nations, créée en 1920, pour garantir la paix au niveau mondial. Aujourd'hui, après la guerre de Corée, la guerre d'Indochine, la guerre du Viêt-Nam, la guerre d'Algérie, la guerre du Kippour, l'invasion du Tibet, de l'Afghanistan, du Cambodge, de la Tchétchénie, les guerres civiles au Yémen, au Congo, en Algérie, en Yougoslavie, au Kosovo et j'en passe, nous pouvons dire que l'ONU a brillamment accompli sa mission.

L'ONU ne doit sa survie qu'à la composition de son conseil de sécurité qui permet aux grandes puissances militaires de cogérer le monde derrière un simulacre de collégialité. Les Français ont d'ailleurs failli ne pas y être, vu leur collaboration éhontée avec l'Allemagne (qui perdure, vous avez remarqué ?). Mais des négociateurs avisés ont réussi à réécrire l'histoire et à intégrer les Français dans le clan des vainqueurs, surtout grâce au PCF et à ses bons contacts avec l'URSS. Un économiste de l'époque aurait donc pu dire "le Franc s'allie à gauche*" Un peu plus tard, conformément aux intérêts américains du moment, on y fit rentrer les maoïstes en évinçant Taiwan. Belle récompense pour Mao qui venait de piller sa Chine*.

Bref, la seule chose que l'ONU soit parvenue à faire, c'est plagier la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Mais évidemment, négociation avec l'URSS oblige, il a bien fallu la dénaturer ce qui offre une bonne conscience à tous les dictateurs du monde. Bref, dans ce torchon innommable que brandissent tous les droitdelhommistes anti-libéraux, on peut lire des choses aussi inspirées que "La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat." (Art 16.3) Voilà bien, la seule gloire de l'ONU, annuler en deux lignes, plus de 3 siècles d'individualisme libéral. On comprend mieux pourquoi les gouvernements y sont attachés.

*Comme aujourd'hui, je suis chiant et pompeux, faut bien dérider l'atmosphère.
Je serai de retour Jeudi.
Error type 404: virus detected in Aristophane/cerveau/français/contrepets/lefrancsallieàgauche.doc.
Merde, j'emploie deux fois le phonème "i", donc ça ne marche pas. Désolé pour ceux qui cherche depuis 2 heures !

13.02.2003

La patate

Je ne tiens pas la grande forme aujourd'hui. J'ai passé la nuit à boire des femmes et à baiser des bières. Résultat : ce matin, j'étais dans un état... Et ca, pour un libertarien, c'est pire que tout !

Malgré cela, je pense généreusement à toi, internaute évanescent à la recherche d'un peu de bonne humeur. Alors, je t'offre une adresse que tu te dois de visiter.

Branche le son à fond la caisse, comme dit Ronny Tuner, et clique ici.

12.02.2003

Plus que deux fois dormir

....et puis c'est manif ! Youppie ! on va encore pouvoir s'amuser dehors. Cette chaude ambiance de fraternité, où l'on communie autour de slogans réducteurs, cet évènement festif qui permet de se sentir participer à la vie internationale, quel bonheur ! Tout le monde sera là sous les drapeaux rouges et les calicocos. Les keffiehs, les cols roulés et même les nœuds papillons. Ils amèneront des vieux pour ne pas les laisser moisir dans leurs homes. Ils amèneront des enfants (qui ne me connaissent pas) tout heureux - ce qui est cool dans les manifs, c'est qu'il y a umedium_nomorewar.jpgn Quick sur le chemin, c'est pas comme à la Foret de Soigne - de gonfler les statistiques. Ils défileront en criant "paix en Irak ! "

Bon, allez, j'arrête de me moquer d'eux, c'est vrai que le dossier du gouvernement américain n'est pas clean. (Celui des Français non plus d'ailleurs, mais c'est une autre histoire) D'ailleurs, cette guerre illustre un problème récurant de l'étatisme : face au déclin de l'initiative privée, provoqué par eux-mêmes, les gouvernements se croient obligés d'agir à la place des individus. En 36, pendant la guerre d'Espagne, les choses étaient beaucoup plus naturelles. Pour chasser un dictateur, on créait une Brigade Internationale et l'on partait faire la guerre à titre privé. On n'avait pas besoin d'un Etat qui détournait les nobles causes à son profit. Bon, évidemment, ils ont perdu. Et puis aujourd'hui on a plus le droit d'acheter des armes. Alors, on est obligé de recourir à l'Oncle Sam et les gens se plaignent.

Eh bien, jeunes gens, au lieu de râler dans la rue, faites preuve d'initiative ! Ouvrez des bureaux de conscription ! Formez vos bataillons !  Ce sera autrement excitant qu'une manif. Et en route, camarades, pour chasser les tyrans de Bagdad à Pinar del Rio.

Enfin, moi, je reste ici, hein ! Il faudra bien que quelqu'un s'occupe de vos femmes pendant que vous allez vous faire tuer.

09.02.2003

Undiplomatic Belgians

Synecdoque : n.f. Procédé de style qui consiste à prendre la partie pour le tout ou le tout pour la partie. Ex : dire "l'honneur de la nation" pour parler de l'honneur de Louis Michel.

Le parvenu de Jodoigne a encore fait fort ce week-end. Outré, qu'il était. (Le mot "outré" lui va d'ailleurs à plus d'unmedium_chapeau.2.jpg titre, mais bon...) Quoi ? Le Président des Etats-Unis, l'homme le plus puissant du monde, ose ne pas parler d'égal à égal avec le chef de file gouvernemental du Mouvement Réformateur, un parti qui fait 20 à 25 % des voix en Belgique Francophone ? Quelle insolence de sa part ! Il va payer pour son toupet.

J'adore les putes, mais pas quand elles jouent aux pucelles effarouchées. Alors, je ressors de mes archives une coupure de presse qui permet de se rappeler ce que signifie le mot "respect" pour le père du Ministre des Affaires Intérieures et de la Fonction Publique de la Région Wallonne. Donc, International Herald Tribune, 3 octobre 2002 (c'est-à-dire, in tempore non suspecto) sous le titre "Undiplomatic Belgians".

"Louis Michel, le ministre des affaires étrangères de Belgique - un homme qui n'est pas fait pour être mis dans un magasin de porcelaine - a fait son cirque récemment chez Markt, un restaurant branché de New York. En l'honneur du ministre, l'ambassadeur de Belgique aux Nations Unies, Jean de Ruyt, offrait un dîner raffiné. Mais la soirée s'est tendue quand les Belges, au moment du pousse-café, ont allumé des cigares. Très rapidement, on leur demanda d'éteindre leurs cigares, les restaurants new-yorkais interdisent même la cigarette. Le groupe ministériel a tout de suite marqué le coup et son rang : "vous ne réalisez pas qui nous sommes ? Nous avons l'immunité diplomatique" Les clients abasourdis regardèrent alors les dignitaires Belges sortir, apparement sans payer. Nos sources confirment que l'addition a été envoyée au consulat de Belgique."

07.02.2003

L'inspecteur Columbo à Bagdad

Il n'y a pas à dire, les Américains ont plus le sens du spectacle que les Français ! Du temps où c'était encore les Français qui faisaient la guerre, on ne comprenait rien. Le scénario était décousu. Vive le front populaire, vive Pétain, vive de Gaulle, allez vous y reconnaître parmi les personnages ! Et en plus, suivant leur mauvaise manie cultureuse, jamais de happy end, les méchants gagnaient toujours que ce soient les Anglais, les Allemands, les Viets ou les Algériens.

Heureusement les Américains s'en mêlent désormais et nous offre un spectacle nettement mieux mis en scène et toujours renouvelé. Depuis la libération copiée sur la caravane du tour de France, jusqu'à la première guerre du golfe inspirée par les jeux vidéo, en passant par la guerre du Viêt-Nam qui ressemblait à s'y méprendre à un film sur la guerre du Viêt-Nam.medium_columbo.jpg

La deuxième guerre du golfe fonctionne aussi selon les méthodes du spectacle, mais cette fois-ci, ils se sont inspirés de la série Columbo.  La recette du célèbre feuilleton est respectée à la lettre et reste imbattable pour le suspens. Depuis le début, on connaît le méchant et l'on assiste à ses forfaits. Ici, Saddam qui gaze ses populations civiles. On sait tout aussi précisément comment ca va se finir. Les Américains vont lui foutre la pâté, aidés par les Français qui ne peuvent pas se permettre - l'honneur national est en jeu - qu'une guerre soit gagnée sans qu'ils y participent. Le timing lui-même n'est pas un mystère, l'attaque aura lieu entre le 15 et le 20 février, après la coupure de pub de la réunion du conseil de sécurité.

Comme dans Columbo, les éléments traditionnels du suspens sont tout de suite éventés. Et pourtant, ça tient tout le monde en haleine. Quand l'inspecteur (Georges W. Bush) arrive, il passe pour un plouc, tout le monde se moque de lui, il pose des questions qui ont l'air un peu co-conne. Les témoins (ONU et compagnie) ont l'air totalement inutiles, et on voit même le méchant mentir sciemment à la télévision anglaise. Tout converge pour offrir l'impunité à l'assassin. Et pourtant,...

Et pourtant, on sait qu'il va l'obtenir son mandat, on le sait !  Mais comment il va faire ? C'est ça qui est génial ; on se rend compte que, nous, dans la même situation, on serait piégé. Mais lui non ! Georges W. Columbo, il va trouver le micro indice qui va permettre de confondre le méchant.

Et le suspens reste entier. Comment, il va faire ?

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