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30.03.2007
Excellente nouvelle
J'ai retrouvé mes archives !
Echauffez vos zygomatiques
et surveillez attentivement ce blog !
11:55 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Marie Thibaut, Louis Michel, MR, CDH, Reynders, theorie, famapwal
24.03.2007
Traité de Rome à 50 ans
12:15 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Traité de Rome, Europe, Monnet, Schumann, concon
19.03.2007
Edouard à la ferme
Depuis Jacques Chirac, tous les candidats savent que les élections françaises se gagnent au Salon de l'Agriculture. Hélas, Edouard Fillias ne semble pas avoir compris qu'il devait montrer son attachement à la nature et au monde rural et s'en est pris de façon absolument inqualifiable à l'honneur de ces charmantes petites bêtes que sont les gorets.
Marre d' XXX
Il faut que tu reprennes l'initiative. Que tu nous montres la voie. Tu as pris une décision, qui est une orientation stratégique. Tu as fait de ton mieux, toi et les autres membres du CODIR, pour nous convaincre.
Un doc d'orientation pour la campagne, proposant une "ligne de conduite" aux candidats et responsables, sera publié d'ici demain.
EFillias a dit :
Hélas, Edouard, les "gorets" qui ne feront aucune campagne - et surtout pas de campagne sur "une ligne de conduite" élaborée par les "sages d'en haut" ! - sont nombreux...
Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'agiront pas: ils le feront... selon leur bon vouloir, selon leur conviction et selon leur appreciation des circonstances ( locales et générales).
Tu auras du mal à me faire croire que "le libéralisme" "ce n'est pas ça"... En vous rangeant dérrière Bayrou, vous avez d'ailleurs agi ainsi.
On ne fonde pas un parti "libéral" avec des procédures de caserne!!!
Et aucune excuse non plus pour quelques autres comportements de certains membres de la CODIR: la politesse et le respect des autres ne sont pas des notions "idéologiques" mais des exigences téllement élémentaires que leur méconnaissance vous disqualife irrémediablement.
16:30 Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : goret, gorret, Edouard Fillias, Alternative Libérale, AL
17.03.2007
Hommage à Claude Duviau
L'acutalité autour d'Alternative Libérale me ferait presque oublier mes devoirs d'honnête homme. En attendant un billiet plus roboratif, voici déjà (avec un peu de retard, veuillez m'en excuser) un petit texte de Lysander Spooner que je dédie à notre camarade injustement emprisonné, Claude Duviau.
"A la différence des bandits, les gens de l'Etat ne se font pas individuellement connaître; et par conséquent, ils n'assument pas personnellement la responsabilité de leurs actes. Tout au contraire, secrètement (par scrutin secret) ils désignent tel d'entre eux pour commettre le vol en leur nom, tandis qu'eux-mêmes restent presque entièrement cachés. Voici ce qu'ils disent à la personne ainsi désignée :
« Allez trouver A... B..., et dites-lui que « l'Etat » a besoin d'argent pour les dépenses qu'entraîne la protection de sa personne et de ses biens. S'il a l'audace de dire qu'il n'a jamais passé contrat avec nous pour que nous le protégions, qu'il ne veut pas de notre protection, dites-lui que c’est là notre affaire et non la sienne; que nous avons choisi de le protéger, qu'il en ait envie ou non; et qu’en outre nous exigeons d'être payés pour le protéger. S'il ose demander quels sont les gens qui ont entrepris de se faire appeler « l'Etat » et entendent le protéger, et en demander paiement, sans que jamais il ait passé contrat avec eux, dites-lui qu'une fois encore c’est notre affaire et non la sienne; que nous n’avons pas choisi de nous faire connaître individuellement de lui; que secrètement (par scrutin secret) nous vous avons nommé comme notre agent pour lui notifier nos exigences, et, s'il s'y soumet, lui remettre un reçu qui le protégera de toute demande semblable pour l’année courante. S'il refuse de se soumettre, saisissez une part suffisante de ses biens pour pouvoir en tirer non seulement la somme que nous exigeons, mais encore de quoi payer vos propres dépenses et votre peine. S'il s'oppose à la saisie de ses biens, appelez à la rescousse les spectateurs (sans nul doute quelques-uns se trouveront être membres de notre association). Si, défendant ses biens, il venait à tuer un membre quelconque de notre association qui vous prête main forte, emparez-vous de lui à tout prix; accusez-le de meurtre (devant l'un de nos tribunaux); condamnez-le et pendez-le. S'il faisait appel à ses voisins, ou à d'autres qui, comme lui, pourraient être enclins à résister à nos exigences, et qu’ils viennent en grand nombre à son aide, criez qu’ils sont tous des rebelles et des traîtres; que « notre pays » est en danger; appelez le chef de nos assassins à gages; dites-lui de réprimer la rébellion et de « sauver le pays », quelque prix qu'il en coûte. Dites-lui de tuer tous ceux qui résistent, fussent-ils des dizaines de milliers; et par là frappez de terreur tous ceux qui sont semblablement disposés. Veillez à ce que la tâche meurtrière soit entièrement accomplie; en sorte que nous n'ayons plus d'autres troubles de ce genre par la suite. Lorsque ces traîtres auront compris notre force et notre détermination, ils seront de bons et loyaux citoyens pendant des années, et paieront leurs impôts sans demander quoi ni qu'est-ce.»
11:40 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Claude Duviau, Lysander Spooner, theorie
13.03.2007
Alternative Lamentable
La bouffonnerie autour de la candidature d'Edouard Fillias a donc atteint aujourd'hui son terme logique, la dilution absolue des idées libérales dans la vase pseudo-irrévérencieuse du centrisme éthéré. L’ex-futur candidat d’Alternative Libérale a appelé à soutenir Bayrou qui lui-même appellera à soutenir Ségolaide qui elle soutiendra mordicus qu’elle avait un programme et que les Français sont vraiment trop injuste. Une grande victoire pour le libéralisme en France.
Ce lamentable épisode illustre une fois de plus l’impossibilité d’une action libérale respectable. Jamais aucun parti libéral ne parviendra à quoi que ce soit s’il accepte les codes du pouvoir en place. Face aux galions lourdement armés des forces de la social-tyrannie, nous ne pouvons adopter qu’une stratégie de pirates. L’illusion du combat à la loyale fait partie des mécanismes de régulation du système politique.
D'évidence, le système politique se construit autour de deux ensembles de normes, les règles officielles et les lois du milieu.
Les normes officielles, on les connait tous. Ce sont celles qui nous sont inculquées à l’école et ressassées sans cesse par les médias du pouvoir. L’élection est un combat d’idées où l’on propose un programme à des électeurs souverains qui accordent ensuite leur confiance aux dirigeants élus. Du blabla pour gogos.
Personne ne rentrera jamais dans le jeu politique s’il croit à ces fables. La condition minimum pour être accepté par les acteurs du système, c’est de prouver dans les faits qu’on a compris qu’il s’agissait là de la façade et pas de la réalité du système. Malheureusement, les lois du milieu ne sont écrites nulle part. Il est impossible de les connaître sans avoir été initié par la confrérie des enfants de putain qui nous dirigent. Tout au plus, à force d’observation, peut-on en deviner certaines. L’achat de l’électorat par les subsides, financements, et autres subventions. Les mensonges éhontés qui n’engagent que ceux qui y croient. La corruption omniprésente, pas la brave corruption avec un généreux entrepreneur, mais le vil échange de postes, d’informations confidentielles, de services illégaux. Ce sont là, depuis toujours et partout, les vraies bases du système politique pas seulement des dévoiements occasionnels.
Faire de la politique est un art. Il faut parvenir à appliquer les lois du milieu sans laisser voir qu’on enfreint les règles officielles, mais quand même en le laissant voir un peu pour ne pas passer pour un guignol auprès des concurrents. C’est là la condition minimum d’existence en politique. Après, pour réussir, il faut en plus être capable d’enfreindre les règles du milieu, mais c’est déjà une autre histoire. C’est dans ce jeu de façade qu’il faut chercher l’origine des partis politiques. Le parti organisé permet de se distribuer les rôles, à certains la vitrine des grands débats d’idées, à d’autres les coulisses du rapport de force. Les candidats aux élections ne sont que la partie émergée de l’iceberg, ceux qu’on voit, mais qui ne seraient rien sans l’armée de l’ombre prête à toutes les ignominies pour faire exister quelques stars médiatiques. Pour un ministre, combien d’employés directement chargés des basses œuvres ?
C’est pour n’avoir pas compris ces vérités élémentaires qu’Edouard Fillias s’est planté dans les grandes largeurs. Qu’espérait-il en partant ainsi la fleur au fusil ? Il fallait dès l’origine se distribuer les rôles et charger les hommes de caractère des sales besognes. Il fallait évidemment aller chercher les signatures des maires socialistes. Il fallait suivre à la trace les autres candidats pour ramasser leurs ordures et les balancer à la presse. Il fallait rompre avec le ronron ambiant et traiter Chirac de voleur et d’assassin. Enfin, il fallait soutenir officiellement notre camarade Claude Duviau.
En acceptant les codes de respectabilité imposés par le système, Alternative libérale a seulement démontré à la confrérie des enfants de putain qu’elle n’avait rien à craindre. Ce qui l’a privé de passages média, ce n’est pas le désintérêt pour les idées libérales, c’est sa démonstration à chaque étape de la campagne qu’il n’avait pas qualité pour y pénétrer.
Sa dernière invention n’est que la suite logique de sa quête de respectabilité. Le système impose aux neuneus de choisir à quelle sauce ils seront mangés. Fillias a choisi le sauce à l’orange et attend d’être servi comme un vulgaire magret de canard. Admirons d’ailleurs Bayrou qui n’évoque même pas ce soutient sur son site de campagne. Lui, il connait les lois du milieu. Fillias aurait évidemment dû appeler au boycott des élections et rompre ainsi, enfin, avec les normes établies. C’était là la condition sine qua non d’une campagne législative pour Alternative Libérale.
Aujourd’hui, Alternative Libérale est morte. Tant mieux, ils n’avaient pas l’étoffe des pirates. Mais ce n’est que partie remise, le libéralisme est toujours là et il ne manquera pas d’hommes libres pour se relancer dans 5 ou 10 ans dans la bagarre. Espérons qu’alors, enfin, la campagne se déroule au doux son de la dynamite.
15:50 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Edouard Fillias, Alternative Libérale, Bayrou, AL, theorie
03.03.2007
lutte contre le tabagisme
A ce jour, le tabagisme passif est certainement un des concepts politiques les plus étranges qu’on ait jamais vus. En gros, c’est un empoisonnement mortel qui touche les épouses et les enfants des gros fumeurs, mais comme ça se passe à l’intérieur des maisons individuelles, les politiciens n’osent pas encore y toucher. Donc, pour quand même ne pas donner l’impression qu’ils ne font rien, ils prennent des mesures sans aucun rapport avec la réalité du problème. On peut donc être sûr que, puisque les solutions imposées n’auront forcément aucun résultat sur le nombre de décès, la lutte contre le tabac dans les zones publiques va se renforcer dans les années à venir. Et, là, ca risque d’être rigolo parce que, manifestement, le point d’absurdie a déjà été dépassé depuis longtemps et que chaque année nous réservera de nouvelles inventions toutes plus grotesques les unes que les autres.
Pour se convaincre du degré d’aberration déjà atteint, je conseille la lecture de ce chat de Xavier Bertrand, Sinistre de la Manté en France. Chaque phrase est une perle en elle-même et le texte tout entier forme un collier que toute duchesse raffolerait de porter lors de son premier bal. Je vous cite celle que je trouve la meilleure.
Geoffroy : Je suis infirmier en réa et fumeur. Je n’ai pas l’intention d’arrêter. C’est ma liberté. Durant mes 12 h de travail je ne peux quitter mon poste (effectif de sécu), je fume dans un escalier de secours où je ne gêne personne mais d’où j’entends les alarmes. Comment faire à présent ?
Xavier Bertrand : Il n’est pas possible de fumer dans l’établissement. Le sujet important, c’est le tabagisme passif car des personnes peuvent utiliser l’escalier de secours et cela peut être dangereux pour elles.
Ca, c’est bien vrai ! Déjà qu’un escalier de secours, ca s’emprunte d’habitude pour fuir un bâtiment en feu, alors, si en plus, on doit y subir la fumée de cigarette d’un infirmier irresponsable, où allons-nous ?
Néanmoins, Xavier Bertrand semble encore être un homme raisonnable et plein de bon sens si on le compare à ses collègues belges qui, ayant interdit de façon générale de fumer au travail, se sont penchés sur la délicate question des voitures de société. (merci à l’ami Constantin pour cette petite merveille.)
Depuis le 1er janvier 2006, il est interdit de fumer au travail. Mais qu'entend-on exactement par "fumer au travail"? Est-il désormais interdit de griller une cigarette dans sa voiture de société?
Ces derniers mois, un consensus a été atteint concernant la portée exacte de l'interdiction de fumer dans les voitures de société. En clair, il est autorisé de fumer dans une voiture de société lorsque celle-ci est utilisée à des fins privées ou durant les trajets entre le domicile et le lieu de travail.
Dans tous les autres cas, l'AR royal est d'application et il est, par conséquent, interdit de fumer dans sa voiture de société. Concrètement, tel informaticien peut parfaitement fumer dans sa voiture de société lorsqu'il part travailler ou lorsqu'il rentre chez lui. En revanche, s'il se rend chez un client durant ses heures de travail, il doit s'abstenir. Et cela, même s'il est le seul occupant de son véhicule.
Je vous jure que si on veut respecter cette réglementation, c’est un vrai casse-tête. L’autre soir, je rentrais chez moi tranquillement au volant de ma silver ghost, le poste de radio couvrant le silence du moteur, en longeant les trottoirs de l’avenue Louise. Sous la lumière blafarde d’un luminaire publique, je remarque une jolie petite blondasse très court vêtue qui fait les cent pas la cigarette au bec. Juste une pute qui tapine comme il se doit.
MEEERDE ! me dis-je en moi-même. Cette fille fume au travail !
N’écoutant que mon grand cœur, pour la sortir de l’illégalité, je la fais rentrer dans ma voiture. Ouf, la voilà en sécurité dans un lieu privé. Quand elle eut fini sa cigarette, elle passe à la pipe.
MEEERDE ! me dis-je derechef en moi-même. La bagnole est devenue un lieu de travail !
De peur que les flics la repèrent, et pour lui éviter tout ennui, je lui ai fait avaler la fumée.
C’était encore la meilleure solution.
14:55 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : tabac, tabagisme, Xavier Bertrand, pute, pipe, societe, famapwal




