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28.04.2007
La lustration de Ségolène Royal

12:08 Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : concon, 2007, famapwal
23.04.2007
Le sens des priorités
Puiqu'il ne se passe rien dans l'actualité et que chaque jour ressemble au précédent, permettez moi de meubler la conversation en vous signalant trois sites dignes d'intérêt.
Tout d'abord, Socialporn, l'équivalent de technorati pour les seuls blogs intéressants à part celui-ci.
Ensuite, deux équivalents de YouTube avec une politique de bannissement légèrement différente, Eroshare et Pornotube. Le premier se rapproche un peu d'une communauté internet et est relativement plus sympathique. Le second est beaucoup plus fourni
, mais il faut se frayer son chemin à travers les trailers publicitaires. Les deux valent la peine d'être connus.
Voilà qui devrait vous occuper pour au moins une quinzaine de jours, vous permettre d'oublier vos soucis et se révéler plus intéressant que n'importe quel média français.
16:00 Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : famapwal
06.04.2007
L'illusion d'un avenir
Finalement, leur histoire de miracle, je trouvais ça plutôt rafraîchissant. C’est vrai, quoi ! Des cas de maladies psychosomatiques, la télé nous en montre tous les jours. Mais d’habitude, on doit se coltiner le psychanalyste de service qui vient nous débiter ses zouaveries de refoulement compulsif et d’Œdipe mal résolu. Et bien, là, pour une fois, on avait droit à des histoires d’intercession et d’action divine, ca nous changeait. Tant qu’à faire dans la sorcellerie, le petit coté superstition moyenâgeuse rajoutait même une touche d’insolite parfaitement charmante. C’était donc bien agréable d’entendre autre chose que le freudisme bon marché qu’on nous sert habituellement.
Mes réflexions en étaient là quand* - patatras !- Sonseigneur Léonard, questionné sur son opinion à propos des homosexuels, cède à l’air psychanalytique du temps. Sans doute trop enthousiasmé par son nouveau pape allemand, le voilà qui anschlusse le bon docteur autrichien. « [Ma position sur l’homosexualité est] la même que Freud: c'est un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine qui contredit sa logique intérieure. Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux. » Argument assez étrange dans la bouche d’un homme d’Eglise qui, traditionnellement, parmi les auteurs juifs privilégie plutôt ceux d’il y a deux millénaires. On se serait attendu à quelque chose du genre « il est naturel et sacré pour un homme de s’unir à une femme et d’ailleurs Jésus... ah non ! et d’ailleurs, le Pape… ah merde ! Enfin, bref, c’est pas bien quoi ! ».
Et bien, puisque Sonseigneur s’est trouvé un nouveau maître à penser, je lui dédie ces quelques citations du vieux Sigmund. « La religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l'humanité; comme celle de l'enfant, elle dérive du complexe d'Oedipe, des rapports de l'enfant au père. D'après ces conceptions, on peut prévoir que l'abandon de la religion aura lieu avec la fatale inexorabilité d'un processus de croissance. » « Les idées [religieuses], qui professent d'être des dogmes, ne sont pas le résidu de l'expérience ou le résultat final de la réflexion : elles sont des illusions, la réalisation des désirs les plus anciens, les plus forts, les plus pressants de l'humanité ; le secret de leur force est la force de ces désirs. Nous le savons déjà : l'impression terrifiante de la détresse infantile avait éveillé le besoin d'être protégé - protégé en étant aimé - besoin auquel le père a satisfait ; la reconnaissance du fait que cette détresse dure toute la vie a fait que l'homme s'est cramponné à un père, à un père cette fois plus puissant. L'angoisse humaine en face des dangers de la vie s'apaise à la pensée du règne bienveillant de la Providence divine, […] Et c'est un formidable allégement pour l'âme individuelle que de voir les conflits de l'enfance émanés du complexe paternel - conflits jamais entièrement résolus -, lui être pour ainsi dire enlevés et recevoir une solution acceptée de tous. » « La religion est comparable à une névrose infantile, et [je suis] assez optimiste pour croire que l'humanité surmontera cette phase névrotique, tout comme tant d'enfants, en grandissant, guérissent d'une névrose similaire. »
* Hou ! Que c’est mauvais !
14:20 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : religion, freud, léonard, homosexualite
02.04.2007
Claude Duviau ou la révolte protopolitique
Il aura donc suffit de trois coups de fusil pour que s’envolent, comme perdreaux, les principes des libéraux.
Quoi ! Deux inspecteurs du travail au tapis et les voilà qui hurlent avec les loups socialistes contre cette pauvre gueule cassée de Claude Duviau. Au lieu de restituer à cette tragique altercation son authentique sens révolutionnaire. Comme si l’Etat allait se dissoudre de lui-même un fois déchiré le voile de l’idéologie. Ce voile camoufle des intérêts puissants et organisés qui ne se laisseront pas désintégrer sans réagir. Et quand ils passeront de la matraque quotidienne aux armes à feu, il faudra bien réagir. N’espérez pas une révolution sans quelques coups de pétards. L’acte de Duviau était stupide, parce qu’il ne servait à rien et ne pouvait déboucher que sur son emprisonnement à vie. Mais c’était une question de timing, pas une question de légitimité.
Oui, Claude Duviau était dans son droit en vertu de l’article 2 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Dans un secteur où le respect du droit du travail est impossible, tout contrôle signifie la fermeture de l’entreprise, la faillite du patron et le chômage du personnel. Quand ils se présentent à la porte, les inspecteurs savent - et ils viennent pour ça, sur demande d’un concurrent jaloux ou d’un politicien mal engraissé - qu’ils repartiront en laissant un champ de ruine derrière eux. Il s’agit d’une forme évidente d’oppression à laquelle il est légitime de résister. L’acte désespéré de Claude Duviau était effectivement stupide, mais parfaitement légitime.
Et qu’on ne vienne pas me faire pleurer avec les enfants de victimes. Leur douleur n’est ni plus grande ni plus noble que celle de tous les orphelins de guerre ni même que celle des enfants Duviau, dont on ne parle jamais. Avez-vous d’ailleurs remarqué combien l’infâme récupération médiatique de l’affaire passe par ces enfants ? Comme si on évitait soigneusement de parler de la personnalité des fonctionnaires en cause. Or, tout le monde sait que les inspecteurs du travail se recrutent parmi la pire racaille socialo-communiste. Ce sont les plus excités, souvent doublement encarté au syndicat et au parti, qui prennent du plaisir à aller démolir les petits entrepreneurs individuels. Les syndicats eux-mêmes reconnaissent que ce « travail » constitue une forme de harcèlement moral. Condamnable chez les employeurs, moral pour l’Etat. Toujours le fameux double standard. Et voilà même certains libéraux qui se laissent aveuglés par une émotion savamment entretenue.
Pourtant, le message est très clair et parfaitement résumé par l’avocat général lors du procès devant « l’un de nos tribunaux » comme disait Spooner. « En s'attaquant à des fonctionnaires qui ne faisaient que leur métier, c'est en réalité à l'Etat et à la société que Duviau s'est attaqué ». Si l’on oublie l’invocation magique de la société, concept métaphysique au rabais qui a remplacé Dieu chez les partisans du bucher fiscal et du goulag festif, la vérité se présente nue comme au jour de sa naissance. « En réalité », Claude Duviau a osé s’attaquer à l’Etat. C’est cela qu’il paye aujourd’hui et c’est pour cela que nous lui devons notre solidarité.
D’ailleurs, les syndicats sont aussi extrêmement clairs sur les enjeux du procès de Moscou. « L'année qui a suivi le meurtre de nos collègues a été une année noire, avec une multiplication des incidents de contrôle sur le terrain, des injures et des menaces avec des références souvent explicites à Saussignac. » « Nous attendons une condamnation sans ambiguïté du meurtrier, qui permettra de rappeler que les inspecteurs du travail sont des agents de l'Etat à part entière, et qu'ils doivent pouvoir effectuer dans des conditions normales leur mission de respect du code du travail » « Ce que nous demandons, c'est que […] cette décision soit suffisamment explicite pour donner un signal à toute la France. » Amis libéraux, souvenez-vous du vieux Spooner : « Si, défendant ses biens, il venait à tuer un membre quelconque de notre association qui vous prête main forte, emparez-vous de lui à tout prix; accusez-le de meurtre (devant l'un de nos tribunaux); condamnez-le et pendez-le. […]Tuez tous ceux qui résistent, fussent-ils des dizaines de milliers; et par là frappez de terreur tous ceux qui sont semblablement disposés. Veillez à ce que la tâche meurtrière soit entièrement accomplie; en sorte que nous n'ayons plus d'autres troubles de ce genre par la suite. Lorsque ces traîtres auront compris notre force et notre détermination, ils seront de bons et loyaux citoyens pendant des années, et paieront leurs impôts sans demander quoi ni qu'est-ce.»
Amis libéraux, la peur est au cœur du dispositif de nos ennemis. Ne leur offrez pas la vôtre. Bien sûr, aujourd’hui, l’heure n’est pas à tirer sur les agents de l’Etat. C’est un suicide qui ne sert à rien. Il nous faut d’abord faire comprendre aux hommes comme Claude Duviau d’où vient leur rage, ce qu’elle a de légitime, et comment l’employer utilement. Il faut prévenir les fonctionnaires qu’un jour peut-être le rapport de force ne leur sera plus aussi favorable, afin qu’ils décident, en conscience, de continuer leurs activités criminelles ou, au contraire, de nous rejoindre. Il faut rappeler aux politiciens que mater la juste révolte des opprimés par la violence syndicale ne fait qu’entretenir un processus qui, un jour ou l’autre, les mènera à leur perte.
Mais, en attendant ce jour, gardons un souvenir respectueux de notre camarade Claude Duviau.
14:01 Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Claude Duviau, theorie


