15.06.2007

You can't beat the market

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12.06.2007

Le départ de Di Rupo

On l’oublie parfois, mais Laurette Onkendaele est désormais Bruxelloise et donc, Di Rupo va démissionner de son poste de Président du PS.

Reprenons dans l’ordre et la discipline. Il était une fois un député socialiste qui s’appelait Gaston Onkelinx. Il servit longtemps et fidèlement le parti obtenant en échange une sinécure de bourgmestre à Seraing. A la fin des années 80, sentant venir l’âge de la retraite et conscient de ses devoirs familiaux, il fit nommer sa fille députée du Parti Socialiste. Malgré qu’elle soit « née » dans le parti socialiste liégeois des années 80 avec la bénédiction d’André Cools, Laurette parvient à réactiver le mythe de l’immaculée conception et échappe à toutes les affaires.

A 32 ans, elle devient ministre et, grimpant à l’échelle comme une grenouille par beau temps, elle l’est restée jusqu’à aujourd’hui. Soit 15 années ininterrompues de portefeuille ministériel. Ce parcours exemplaire est couronné en 1998 par son mariage avec le cabinet d’avocat Uyttendaele, Gérard et associés. L’accession au ministère de la justice de la femme du principal avocat constitutionnaliste du pays parachève la carrière de l’une des associations criminelles légales les plus influentes de Belgique.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’enrichissement personnel jusqu’à ce que –patatras !- le PS se prenne une claque imprévue ce 10 juin. Quoi ! La ministre va redevenir simple députée ? Quoi ! Le constitutionnaliste ne va plus pouvoir plaider dans tous les procès de l’Etat Belge ? Autant dire aller pointer au chômage, connaître la misère, vendre la villa de Lasne et émarger au CPAS de Schaerbeek, où elle n’est même pas sûre que Clerfays la pistonnera. Ca, jamais ! Plutôt devenir CD&V !

Reste donc à Madame Onkendaele à se retrouver un job quelque part. Mais -et c’est là que sa décision de prendre un domicile fictif à Bruxelles se révèle tragique pour l’Empereur Soleil- les replis régionaux sont bloqués. Reprendre la présidence de la Communauté Française serait une régression inacceptable dans son parcours professionnel. La présidence de la Région Wallonne ne serait pas mal, mais –Hélas !- elle n’est plus wallonne. Quant à la présidence de la Région Bruxelloise , ce n’est pas avec sa minable prestation communale et maintenant législative, qu’elle pourra en déboulonner Charles Picqué. (A son propos, lire l’excellent article de Mehmet Koksal dans la Tribune de Bruxelles.)

Il ne lui reste donc qu’une issue qui respecte sa dignité humaine, la présidence du Parti Socialiste. Et, comme par hasard, la pression s’accroit sur Di Rupo pour qu’il choisisse entre la Région Wallonne et le Parti. Et de toute façon qui mettrait-il à la Région  ? Van Caurleone ? Daerden ? Happart ? Impossible. Les jeux sont donc faits. Dans les jours ou les semaines qui viennent, Elio annoncera son départ et, bonne fille, Laurette se proposera d’assumer l’interim jusqu’au congrès qui la nommera officiellement André Cools présidente.

04.02.2007

le fascisme à l'état pur

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le fascisme à l'état corrompu

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